Echo- David CLERC

[EXPO] DU 4 OCTOBRE AU 13 DÉCEMBRE 2013   /  DAVID CLERC  /  VIDÉOŒUVRES EXPOSÉES / VOIR AUSSI

Gravure, aquarelles, œuvres graphiques
Du 4 octobre au 13 décembre 2013
Artiste : David Clerc
Lieu : galerie VivoEquidem, 113, rue du Cherche-Midi 75006, Paris, FR
Tél. : +33 (0)1 83 97 22 56 ou +33 (0)6 16 81 01 48
Ouverture : du mardi au samedi de 15h à 19h30

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L’artiste suisse, habitué à la déambulation dans les villes, n’a cessé dans ses œuvres de construire et de déconstruire l’architecture frontalement exposée à son regard. Pour autant, ses Façades ou ses Paysages urbains n’ont jamais été pour lui des lieux de destination, mais des lieux de transition entre deux instants, l’avant et l’après ; ces deux instants étant les bornes de sa propre expérience visuelle.

Dans ses derniers travaux, on constate que le sujet s’est radicalement modifié et que le réel n’a plus d’ordre propre. Les structures métalliques ou de béton, les constructions d’architecture qui modifiaient leurs formes en jouant avec les ombres et les lumières ont disparu pour laisser place à une régularité antimimétique sans commencement ni fin et incessamment répétitive. Les lignes verticales et horizontales s’entrecroisent à angle droit. Les modules géométriques s’alignent et se pénètrent sans hiérarchie ou dépendance, le tout formant une grille, cette structure autonome et autotélique comme le dit Rosalind Krauss, préservée de toute contradiction.

Dans les œuvres de David Clerc, il n’y a pas de centre, pas de profondeur, pas de gauche ni de droite, de haut ou de bas, pas de début ni de fin. Leurs limites physiques — les bords du papier — ouvrent plutôt qu’elles referment un espace sans dimension pouvant être de toute nature : temporelle, spirituelle, spatiale. Ce phénomène centrifuge est connu dans l’art où l’idée de l’infini, ou plus précisément ce qui n’a pas de fin est en jeu. La Colonne sans fin de Brancusi ou les Vexations de Satie nous montrent ainsi que l’expérience physique est nécessaire devant certaines productions artistiques. Elle seule peut produire cette réaction d’extériorisation capable de déplacer le spectateur à la fois hors de l’œuvre et hors de lui-même, comme le font les œuvres de David Clerc.






Vue de l'exposition ECHO-CLERC


 

Voir aussi : 

[EXPO] Refuge - David CLERC

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Mots clefs : David Clerc, Suisse, gravure, dessin, géométrie, forme, monotype, papier, façade 

  Sans Titre, gravure sur bois sur papier, 140 x 100 cm, 2013



DAVID CLERC


Né le 10 avril 1971 à Fribourg, Suisse
Formation : Cours de dessin et peinture à l’académie Maximilien de Meuron, Neuchâtel entre 1987-1990

Le papier est pour David Clerc un support de prédilection qu'il explore méticuleusement depuis de nombreuses années. Du dessin à la gravure sur bois ou au monotype sur très grand format, il lave, gratte, réimprime ce matériau avec ajout d'encre, de lavis, d'aquarelle, de peinture. Au fur et à mesure de ses expérimentations, ces sujets de la ville et des formes qui l'habitent se sont réduits à de simples abstractions géométriques flottantes ou vibrantes.

Je marche, j’observe la ville et la nature. Je dessine ce que je vois et qui m’interpelle sans autre intention que de voir et d’entrer dans une réalité. Noter le moment. Fixer le paysage sur le papier autant qu’il s’imprime dans la mémoire.

Dans l’atelier se met en place un lent processus pictural qui recourt à des techniques différentes comme autant de logiques de construction de la peinture. Appréhender un sujet par l’huile puis l’encre de chine, la tempera ou encore l’aquarelle me permet d’oublier le sujet pour en quelque sorte entrer dans la peinture, rêver le paysage, essayer de retrouver cette vision initiale de l’ordre de l’instant.

Ces techniques ne sont pas pensées dans un sens traditionnel allant de l’étude à l’œuvre. Mon travail les utilise sans hiérarchies ni préméditation. Je circule de l’une à l’autre pour tenter d’approcher cette sensation première que je définirais comme une résonance.

Ce n’est pas le réel en lui-même que je peins, mais tout part de lui. Bosquets, façades, escaliers, balcons, fenêtres ou caténaires sont à l’origine de ma peinture.

David Clerc dans son atelier. Photo©Max Torregrossa

 

ŒUVRES EXPOSÉES

 

   
 Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #1    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #2    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #3
   
Sans Titre, Aquarelle et gravure sur bois/papier, 137x101 cm, 2013 #4    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #5    Sans Titre, lavis d'encre et gravure sur bois, 141x111 cm, 2013 #6
   
Sans Titre, aquarelle et gravure sur bois/papier, 97x65 cm, 2013 #7    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #8    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #9
   
 Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #10    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #11    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #12
   
 Sans Titre, gravure sur bois/papier, 91x65 cm, 2013 #13    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #14    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #15
   
 Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #16    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 140x100 cm, 2013 #17    Sans Titre, gravure sur bois/papier, 141x101 cm, 2013 #18