NOUS UTILISONS MAINTENANT LE PAYS LUI-MÊME COMME SA PROPRE CARTE

[HORS LES MURS] 21 JANVIER - 20 MARS 2015 / YVES BURAUD  /  LA MARÉCHALERIE /  INFOS PRATIQUES / ÉVÉNEMENTS

INFOS PRATIQUES

NOUS UTILISONS MAINTENANT LE PAYS LUI-MÊME COMME SA PROPRE CARTE

Exposition Hors les murs
Artiste : Yves Buraud

Lieu : Centre d'art contemporain La Maréchalerie
Du 22 janvier au 20 mars 2015 
Du mardi au dimanche de 14h à 18h. Entrée libre.

La Maréchalerie
5, avenue de Sceaux
78000 Versailles
T 01 39 07 40 27
Accès
Plan

ÉVÉNEMENTS
Vernissage le jeudi 21 janvier à partir de 18h00.
Avec  2 performances :

À  18h00 : Performance sonore de Nicolas Kantorowicz (Sporto Kantès).
À 19h30 : « Rue Le Pen », texte d’Yves Buraud par Emmanuel Curtil, comédien.

Samedi 19 mars 2016 à 16h00.

Lecture-performance du texte « Ni Dieu Ni Singe » d’Yves Buraud par Emmanuel Curtil, comédien.
Durée : 40 minutes environ.
Salle d’exposition.
Entrée libre.

TAXI TRAM
Samedi 19 mars 2016.
Parcours artistique en Île-de-France.
Rencontre et visite des expositions en présence des artistes dans les
lieux du réseau TRAM : Synesthésie, La Maréchalerie, et le CNEAI
Tarif : 7€/4€ (comprend les voyages en navette et l’entrée dans les
lieux visités).
Renseignements et réservation : taxitram@tram-idf.fr

VISITE
Visite commentée de l’exposition sur demande.
Informations et réservations : sonia.kessiti@versailles.archi.fr
ou au 01 39 07 40 58.

Mots-clefs : architecture, graffiti, urbanisme, ville, géographie, carte, 
psychogéographie, Yves Buraud, La Maréchalerie, Versailles
  


 

 

À La Maréchalerie, Yves Buraud présente l’exposition « NOUS UTILISONS MAINTENANT LE PAYS LUI-MÊME COMME SA PROPRE CARTE » qui réfère au roman Sylvie et Bruno de Lewis Carroll (1889) où deux protagonistes se disputent l’échelle la plus pertinente pour représenter un pays sur une carte, et qui se solde par la réalisation d’une carte « à l´échelle d´un mile pour un mile ».Yves Buraud concentre dans ce titre deux notions présentes dans son travail, la géographie et l’absurde qu’il déploie à La Maréchalerie où il met en scène, à la mesure du lieu, une série de travaux picturaux. L’artiste investit le centre d'art via un ensemble d'œuvres qui confrontent le registre de la peinture abstraite et monumentale, à celui de l'imagerie urbaine. Sur des immenses cimaises évidées et brutes, une série de « compilations graphiques » est présentée, cartes de géographie scolaires taguées « artificiellement » dialoguent avec des photographies de mobiliers urbains et d’architectures standardisées associées à des motifs colorés géométriques. Le visiteur fait face et est submergé par cette installation architecturale qui le renvoie au pied des tours qu’elle figure. En parallèle, Yves Buraud relie l’environnement patrimonial et historique de La Maréchalerie à son contexte urbain contemporain, en investissant la totalité de l’immense baie vitrée du centre d’art donnant sur la ville. Recouverte d’une image visible des deux côtés, qui donne à voir les qualités graphiques de reflets sur un immeuble qui se décomposent en motifs colorés. Cette œuvre fait le lien entre deux réalités, celle de la ville extérieure et celle de l’exposition.

Dans la salle annexe, Yves Buraud choisit de présenter davantage sa pratique de l’écriture. Ses textes « Agonies sous bois », « Archipel précaire » et « Le Petit Atlas Urbain Illustré », particulièrement critiques et effleurant l’absurde, rendent compte de sa vision psycho-géographique du monde contemporain, et évoquent de manière caustique les banlieues, les conséquences de l’aménagement urbain sur ses habitants, les politiques sécuritaires... En écho, la vidéo « Rue Le Pen » narre dans un monde (presque) fictionnel, l’attribution, à la mort de l’homme politique Jean-Marie Le Pen, d’une rue à son nom. De chaque, les deux sculptures « Campement » et « Cosmopolis » prolongent l’installation principale de l’exposition et rendent compte du travail pictural d’Yves Buraud dans un format en volume reflétant les paysages contemporains de la crise financière sur de grands panneaux imprimés sur métal et façonnés comme des paravents. Ce sont les morceaux d’une carte de géographie sociale arrachée à la tourmente : les restes d’un archipel précaire.

Yves Buraud livre ainsi une critique incisive de la ville contemporaine. Ses œuvres à première vue narratives délivrent une réflexion sur les enjeux des politiques d’urbanisme des périphéries et les questions liées à la Ville, ville linéaire, verticale ou radioconcentrique qui génèrent stratifications et inégalités sociales.



Yves BURAUD

Yves Buraud est un artiste plasticien et un écrivain né en 1964. Il suit l’enseignement de Patrick Saytour et de Carlos Kusnir aux Beaux-arts de Bordeaux et de Nîmes avant d’obtenir un Master à l’ENSBA de Paris. Il vit et travaille à Bagnolet (93).

Ses œuvres plastiques et littéraires s’inscrivent dans les aménagements urbains et leurs politiques sociales. Dans son premier livre, Le Petit Atlas Urbain Illustré (2005) aux Éditions Al Dante, il décrit les banlieues, le chômage et les politiques sécuritaires sous la forme d’un guide humoristique et caustique. Dans son second livre, Agonie-Sous-Bois (2008), Yves Buraud évoque à travers la structure fragmentaire d'un abécédaire des émeutes urbaines : un récit critique et satirique, dont le personnage principal est l’espace.

En 2013 VivoEquidem a édité un recueil de nouvelles Psychogéographique : Archipel Précaire.

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[WEB] site web d'Yves Buraud

 

Graphisme : Benoit Brient 

Voir aussi : 

[EXPO] Monumental Urbain

[LIVRE] Archipel Précaire

[EXPO] Archipel Précaire

[LECTURE] Ni Dieu ni Singe - Emmanuel Curtil


Centre d'art contemporain La Maréchalerie

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Une école d'architecture doit être un observatoire sur le monde - un lieu ouvert à toutes formes d'expression - car enseigner l'architecture c'est aussi faire comprendre aux étudiants les composantes de la société contemporaine.
Dans cet esprit, l'école ouvre un centre d'art contemporain qui accueille des artistes proposant une approche du projet différente, c'est-à-dire une façon originale d'analyser et de voir les problèmes posés par une situation urbaine.
Ce regard décalé sur un site (ou une situation) à partir d'un nouveau point de vue incite l'étudiant à donner une profondeur à son projet en cherchant à délivrer du sens à sa proposition. Le sens et la justesse du projet - plus que sa forme - créent toujours la qualité.
Décaler les regards d'analyse, obliger à se déplacer en dehors des critères habituels qui régissent le projet, c'est inciter l'étudiant à se mettre " en péril ", à ne pas rester tranquillement installé dans ses certitudes.
L'école doit être ce lieu de " l'intranquillité " propice à la curiosité analytique et au doute circonstancié nécessaires à toute création architecturale.
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5, avenue de Sceaux - BP 674 // 78006 Versailles Cedex
Tel: 01 39 07 40 27 
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