Refuge - David CLERC

[EXPO] DU 11 AVRIL AU 19 MAI 2012  / COMMUNIQUÉ DE PRESSE pdf /  DAVID CLERC  /  ŒUVRES EXPOSÉES / CATALOGUES pdf / VOIR AUSSI

Gravure, aquarelles, œuvres graphiques
Du 11 avril au 19 mai 2012
Artiste : David Clerc
Lieu : galerie VivoEquidem, 113, rue du Cherche-Midi 75006, Paris, FR
Tél. : +33 (0)1 83 97 22 56 ou +33 (0)6 16 81 01 48
Ouverture : du mardi au samedi de 15h à 19h30

Contacter la galerie par mail

Au-delà de l’idée de sauvegarde, le refuge est un lieu situé sur un parcours. C’est un espace géographique, temporel ou spirituel entre deux instants que sont l’avant et l’après. Par conséquent, accéder au refuge c’est faire cesser le déplacement momentanément. Le refuge est un lieu d’arrivée et de départ.

Les œuvres de David Clerc bâtissent des refuges, des espaces entre deux instants. Ses paysages urbains ne sont que des ombres ou des lumières entre des lignes verticales plus ou moins épaisses, peintes, dessinées, transposées, grattées. Ce ne sont pas des destinations, ni pour le voyageur ni même pour l’œil, mais des passages, des lieux de transitions.

Le sujet — les paysages urbains et les façades — est répété jusqu’au prétexte de la forme qui tend vers la grille, cette construction rigide qui résiste au changement. Les lignes se croisent en se dépersonnalisant pour former une structure qui nous offre une possibilité d’illusion tout en nous faisant penser que nous traitons avec le matérialisme.


Vue de L'exposition


LEXIQUE

Refuge : idée selon laquelle la peinture peut-être un lieu, un endroit en soi-même où l’on tente d’aller, de se tenir l’espace d’un instant. Fixé dans les matières mêlées du papier et de l’encre. Un lieu, une construction mentale, qui se trouve sur le cheminement de l’expérience picturale, à un moment pris dans les matières mêlées de l’encre et du papier, là où l’instant devient comme une éternité.

Résurgence : paysage observé, éprouvé, puis oublié, transformé, qui revient transfiguré. Lorsque l’oubli du sujet se fait, il laisse place à une vacuité interne où prend racine, dans l’altération de la vision première, l’élan créateur de la peinture en devenir. Dans les poussières de papiers qui se désagrègent se réinvente une matière, elle s’organise par le geste de la main sous l’impulsion des retours, non du sujet vu et observé, mais des profondeurs de l’intime, ressac de l’être, du vécu, énergie souterraine qui se cristallise, se fige.

Encre : encre de Chine, encre à huile, encre à imprimer qui révèle les bois gravés. Les huiles calcinées qui créent le noir de fumée. Le noir nuit à la blancheur de la feuille de papier. Le noir de l’encre comme des taches indélébiles, des salissures.

Profondeur, ombres sur ombres, la nuit qui se consume devient lumière. Aveugle dans le noir, aveuglé par la lumière, à tâtons, chercher un chemin.

Façade : Qu’est-ce qui se trouve derrière ? Au travers, emmuré. Organisation de lignes sur un plan. Extérieur de l’atelier. Dessiner, se confronter à une façade pour en quelque sorte aller de l’extérieur vers l’intérieur, comme une respiration.

Urbain : Lieu et paysage que j’habite. Mes yeux, mon corps vivent et se déplacent dans ce monde urbain, je me projette dans ce paysage. J’observe la rigueur des lignes qui organisent une façade, les masses d’ombre ou de lumière et essaie d’entendre l’écho qu’elles produisent en moi.

Géométrique : Ligne horizontale, ligne verticale, apparition d’un damier. Essence d’une façade. Ligne droite appuyée, forte, tremblée, à main levée, à la règle, papier effleuré. Simplicité et rigueur de l’art cistercien qui accompagnent vers le cheminement intérieur. Simulacre d’équilibre sur lequel je m’appuie, pour le détruire, le reconstruire. Composition qui devient parfois bancale, à la limite de s’écrouler.

Effacement : enlever de la matière, gratter, poncer, effacer le sujet, couche après couche. Le temps efface le souvenir trop présent du sujet, il s’estompe dans la mémoire. Effacer pour faire apparaître. Voir au travers, cette sorte d’apparition fugace, que l’on tente de saisir et de fixer sur le papier.

En effaçant la façade, j’aperçois ce refuge, là-bas, vers lequel, dans le travail de la peinture, je tente d’aller

David Clerc

 

Sans Titre, gravure sur bois sur papier, 140 x 100 cm, 2013

 

DAVID CLERC

Né le 10 avril 1971 à Fribourg, Suisse

Formation : Cours de dessin et peinture à l’académie Maximilien de Meuron, Neuchâtel entre 1987-1990

Le papier est pour David Clerc un support de prédilection qu'il explore méticuleusement depuis de nombreuses années. Du dessin à la gravure sur bois ou au monotype sur très grand format, il lave, gratte, réimprime ce matériau avec ajout d'encre, de lavis, d'aquarelle, de peinture. Au fur et à mesure de ses expérimentations, ces sujets de la ville et des formes qui l'habitent se sont réduits à de simples abstractions géométriques flottantes ou vibrantes.

Je marche, j’observe la ville et la nature. Je dessine ce que je vois et qui m’interpelle sans autre intention que de voir et d’entrer dans une réalité. Noter le moment. Fixer le paysage sur le papier autant qu’il s’imprime dans la mémoire.

Dans l’atelier se met en place un lent processus pictural qui recourt à des techniques différentes comme autant de logiques de construction de la peinture. Appréhender un sujet par l’huile puis l’encre de chine, la tempera ou encore l’aquarelle me permet d’oublier le sujet pour en quelque sorte entrer dans la peinture, rêver le paysage, essayer de retrouver cette vision initiale de l’ordre de l’instant.

Ces techniques ne sont pas pensées dans un sens traditionnel allant de l’étude à l’œuvre. Mon travail les utilise sans hiérarchies ni préméditation. Je circule de l’une à l’autre pour tenter d’approcher cette sensation première que je définirais comme une résonance.

Ce n’est pas le réel en lui-même que je peins, mais tout part de lui. Bosquets, façades, escaliers, balcons, fenêtres ou caténaires sont à l’origine de ma peinture.


Voir aussi : 

[EXPO] ECHOS - David CLERC

[EXPO] Urban Mind - David CLERC

Lui envoyer un mail la galerie lui transmettra 

 

Mots clefs : David Clerc, Suisse, gravure, dessin, géométrie, forme, monotype, papier, façade, grille, urbain, paysage

 

Paysage urbain, gravure sur bois, encre de chine sur papier 18 x 22,5cm 2011

ŒUVRES EXPOSÉES

 


Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011
 
Paysage urbain encre de chine et aquarelle sur papier 70 x 99,5cm 2011
     

Paysage urbain encre de chine sur papier 66 x 96,5cm 2011
 

Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011

     

Paysage urbain encre de chine et aquarelle sur papier 70 x 99,5cm 2011
 
Paysage urbain encre de chine sur papier 73 x 104cm 2011
     

Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011
 
Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011
     

Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011
 
Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011
     

Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011
 
Paysage urbain encre de chine sur papier 70 x 99,5cm 2011