NEWSLETTER DE L'ÉTÉ 2016

 


EXPO EN COURS

LA PIERRE
REPLIÉE SUR ELLE-MÊME
NOUS APPREND L'ALPHABET DU SILENCE

Jusqu'au 13 août

Artiste plasticienne de l’éther, Catherine Raynal utilise la matière dans ce qu’elle a de plus subtil pour accéder à un temps retrouvé, celui d’un monde égaré et ignoré par la trivialité contemporaine. Individuellement si élémentaires, les formes, les reflets, les plis, les teintes et les assemblages qu’elle met en œuvre paraissent ensemble comme un tout essentiel et primordial.
Le titre de cette exposition est également celui d’un poème d’Anise Koltz, poète et écrivain luxembourgeois, dont les écrits ont fortement influencés les travaux de Catherine Raynal.
Dessins, broderies, installations, sculptures, textile.


EXPO DE LA RENTRÉE

LAST CALL ! SYLVESTER ENGBROX

Du 17 Septembre au 31 décembre

L’individu est aujourd’hui un touriste de sa propre vie. Il se considère comme un client du Monde qu’il habite en consommateur.  Dans cette exposition Sylvester Engbrox, évoque ce tourisme de l’existence comme une partie de jeu collectif où le corps — le plus souvent dénudé — est un jeton (chip) qui vous permet d’y participer. Sa valeur nominale donne accès aux tables de jeu.

Je me suis retrouvé dans un camp de naturistes à l’âge de 17 ans par erreur. Ma copine s’était chargée de l’organisation de nos premières vacances et comme nous avions évidemment un budget très restreint, elle avait opté pour une formule nommée « hôtel roulette ». Nous connaissions la destination, Rovinj dans l’ancienne Yougoslavie, mais « l’hôtel roulette » était une surprise. C’est grâce à ce jeu de chance que j’ai pu faire connaissance avec le monde naturiste. Le dress code était comme on l’imagine : nu, mais avec certains accessoires, comme les sandalettes, le bob, la serviette qu’on met avant de s’asseoir dans une chaise en plastique (en Yougoslavie, en juillet, on transpire). Depuis cet été-là, ce domaine me passionne : être nu entouré d’autres gens nus avec des codes bien établis. « Bonjour, je me présente, X, j’ai un corps, je l’ai oublié pendant toute l’année et là, il a besoin de prendre l’air, comme le vôtre. » 

Je retrouve le même décalage dans le porno narratif des années 70-80, mais sous forme de fiction, et cette fois, habillé : « Bonjour, je suis le plombier et là, je vous parle comme si de rien n’était parce que je suis habillé, alors que vous avez comme moi lu le scénario. Dans dix minutes, vous allez vous faire prendre par-devant et derrière dans votre belle cuisine. Ensuite, on se rhabille. On va continuer notre vie et faire semblant de ne pas avoir de corps. »  


RENCONTRE SIGNATURE

JEANNE SUSPLUGAS

Octobre (date à préciser)

À l'occasion de la sortie de son livre aux éditions NORMA, Jeanne Susplugas s'entretiendra avec Julie BAWIN, docteur en histoire de l’art, enseignante à l’université de Liège et à l’université de Namur. 

« L’aspirine, c’est le champagne du matin. »
Écrite avec des diodes électroluminescentes, cette installation-slogan est l’une des œuvres-phares de Jeanne Susplugas, artiste régulièrement exposée dans les musées d’art contemporain (Palais de Tokyo, Maison rouge à Paris, Studio national des arts contemporains-Le Fresnoy, musée de Grenoble, musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne, Kunst-Werke de Berlin, Palais des papes, Biennale de Shanghai, Ulrich Museum of Art de Wichita, aux États-Unis, villa Médicis à Rome…).
Docteur en histoire de l’art, Jeanne Susplugas développe, dès le début des années 2000, un travail portant sur l’enfermement et l’addiction. Elle met en lumière, à travers une multitude de supports, les maux de notre société. Elle s’intéresse plus particulièrement à la surconsommation de médicaments, au traitement pharmaceutique de l’existence.
Protéiforme – vidéos, installations, mais aussi performances, dessin, sculpture… –, son travail puise notamment sa substance dans la littérature contemporaine ou ancienne, de Lewis Carroll à Frédéric Beigbeder ou Michel Houellebecq.


PUBLICATION

NOUS UTILISONS MAINTENANT
LE PAYS LUI-MÊME COMME
SA PROPRE CARTE
Yves Buraud

Disponible en novembre

Du 22 janvier au 20 mars 2016, à La Maréchalerie, Yves Buraud avec l’exposition « NOUS UTILISONS MAINTENANT LE PAYS LUI-MÊME COMME SA PROPRE CARTE », a investit le centre d’art via un ensemble d’œuvres qui confrontent le registre de la peinture abstraite et monumentale, à celui de l’imagerie urbaine. Sur des immenses cimaises évidées et brutes, une série de « compilations graphiques » a été présentée, cartes de géographie scolaires taguées « artificiellement » dialoguant avec des photographies de mobiliers urbains et d’architectures standardisées associées à des motifs colorés géométriques. Ses textes et vidéos, particulièrement critiques et effleurant l’absurde, rendent compte de sa vision psycho-géographique du monde contemporain, et évoquent de manière caustique les banlieues, les conséquences de l’aménagement urbain sur ses habitants, les politiques sécuritaires...

Éditions VivoEquidem avec La Maréchalerie
Textes de Bruce Bégout et de Valérie Knochel Abecassis
En précommande dès septembre.


EXPOSITION[S]

AT HOME SHE'S A TOURIST
JEANNE SUSPLUGAS
Chapitre I et II

De janvier à août 2017, Jeanne Susplugas sera présente avec AT HOME SH'E A TOURIST en deux chapitres au centre d’art La Maréchalerie (Versailles) et à la galerie VivoEquidem.
CHAPITRE I : à La Maréchalerie de la mi-janvier à la mi-mars 
CHAPITRE II : de la fin janvier à la mi-août à VivoEquidem.
Les deux expositions se présenteront comme une vision intime et extime de la maison et de la notion d’habiter. 
Lors du CHAPITRE II, la galerie se transformera en une sorte de lieu d’habitation où Jeanne Susplugas proposera à des personnes de son choix de prendre possession des lieux à l’occasion de plusieurs évènements.

« Être, c’est être situé » (Merleau-Ponty)


PUBLICATION

BENYOUNÈS SEMTATI : SANS TITRE

Avril 2017

VivoEquidem publiera au printemps 2017 un livre consacré aux derniers travaux de Benyounès SEMTATI, une série de collages réalisés à Villefranche-de-Rouergue où il s’est installé à la fin 2015. Quittant Paris pour l’Aveyron, l’artiste a réalisé une série de collages, de petit et moyen format sur papier, carton, verre et divers matériaux de récupération.

Après AFRICA REMIX, l’exposition itinérante internationale de 2004 à 2007 (Düsseldorf, Londres, Paris, Tokyo, Stockholm, Johannesburg), Benyounès SEMTATI s’était isolé dans son atelier, travaillant entre Lille et Paris. Ses deux dernières expositions avaient eu lieu à VivoEquidem en 2012 et 2015 (« Between Time & Time » et « L’Inutile comme volonté de représentation »).

Cette publication qui sera suivie d’une exposition rassemblera une cinquantaine de collages.

Texte de Fabrice Flahutez, historien, maître de conférences habilité à diriger des recherches en histoire de l’art à l’Université de Paris Ouest — Nanterre La Défense, cinéaste et fondateur des éditions Artvenir à Paris. Il est Membre permanent du Centre de recherches Histoire de l’Art et Représentation (HAR). 


PROJET ET PARTENARIAT

NOËL DOLLA

Nous sommes heureux d’annoncer un partenariat avec Noël DOLLA qui depuis 1964 construit avec constance une œuvre qui fait tomber les dogmes et ré-interroge sans cesse les certitudes qui fondent le projet pictural dans l’histoire de l’art. Auteur de « Restructurations spatiales » dans le paysage depuis la fin des années soixante jusqu’en 2009 (aux Buttes Chaumont à Paris), l’artiste sera présent à la FIAC 2016 avec la galerie Bernard Ceysson.
 
Pour 2017, avec Fabrice Flahutez et Élodie Antoine, VivoEquidem est coproducteur d’une performance-installation en mer au large de la Promenade des Anglais à Nice qui devrait être réalisée durant l’été. Si cette œuvre élaborée par l’artiste depuis de nombreuses années n’est évidemment pas liée aux terrible évènements du 14 juillet, elle sera sans aucun doute pensée et reçue comme un hommage aux victimes et aussi à la ville de Nice.

VivoEquidem est également administrateur de la page Facebook officielle de l’artiste qui vient d’être mise en ligne et où sont diffusés, outre l’actualité artistique de Noël DOLLA, des images, des vidéos, des textes et des sons, souvent inédits de ces cinquante dernières années. Des documents, tous issus des archives de l’artiste : l’histoire de l’art en direct.
Bien sûr, nous ne pouvons que vous inciter à vous abonner à cette page !


TRÈS BIENTÔT

ARTBK 

VivoEquidem est directement impliqué dans le lancement d’ARTBK, une plateforme de financement participatif (crowdfunding) uniquement dédiée à la publication de livres d’art. 

Tous les partenaires du monde de l’art contemporain (artistes, galeries, associations, institutions, maison d’édition) pourront ainsi proposer au public de participer au financement de livre(s) en échange de contreparties. Cette implication directe à la production éditoriale nous semble aujourd’hui essentielle. Et la communauté de l’art contemporain devrait ainsi trouver dans ARTBK une occasion, si ce n’est une raison de mieux se connaître, peut-être de se découvrir, et même — pourquoi pas — une possibilité de partager des projets. 

Ouverture de la plateforme à la rentrée.
lancement d'une landing page dansles jours à venir.
Mais si vous souhaitez tout de suite plus d’informations : info@artbk.co