Michèle Iznardo, née en 1957 à Paris, est passionnée par le dessin depuis l’enfance. Elle entre à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1984. Le Musée d’Art moderne lui achète 2 dessins. Attirée fortement par la peinture des grands maîtres espagnols Goya, Velasquez, Le Greco…, elle part travailler à Madrid en 1987 comme pensionnaire à la Casa de Velazquez.
Elle découvre alors les paysages de Castille et d’Andalousie qui resteront profondément ancrés dans sa mémoire. En plantant son chevalet près de Cordoue, à Montoro, elle découvre non seulement la rudesse des paysages, mais aussi la vie paysanne.
Sa palette s’éclaircit, mais garde la trace des terres rouges d’Andalousie et des rythmes des collines ondoyantes couvertes d’oliviers. Pendant plusieurs mois, elle restera peindre autour de San José et de Nijar, petits villages blancs perchés dans les montagnes d’Almeria. Sa peinture sera profondément et durablement influencée par l’intensité de cette lumière où la diversité des blancs jouant à l’infini lui sera révélée. Actuellement, dans la série utilisant des calques, on perçoit toujours ce registre des blancs et sa recherche de la transparence.
Elle expose à Madrid, Almeria, Cordoue, Valdepenas, où le musée lui achète une œuvre. Elle est présente dans de nombreuses collections privées en Espagne.
Sa peinture s’épure suite à sa rencontre avec le peintre espagnol Marta Cardenas. Elle réalise une série de dessins à l’encre de chine où tout est lignes et rythmes.
De retour en France, elle s’installe dans un atelier à Boulogne-Billancourt, commence à intégrer le calque dans ses peintures et développe pendant plusieurs années son travail à partir de ce matériau. Travail de recouvrements et de dévoilements, d’apparitions et de disparitions. Lent travail de sédimentation où la mémoire se dépose : lignes ondulantes des collines, des monts, pierres ou galets, coquillages… Formes toujours empreintes de l’expérience du réel qui se sont déposées à l’intérieur du peintre où elles se sont métamorphosées et réorganisées pour produire un espace singulier.